Retrouver par erreur le rythme hachuré des ressacs. Le cliquètement des galets au fond de l’aquarium. Un mot d’excuse sur la fenêtre. L’écume vide de corps. S’essuyer au matin les yeux sur un ciel propre. Vivre plus haut, en sentinelle. On est neuf à présent. Pas apaisé, pas même rafistolé. Neuf. On boit la tasse, et le sirop du jour a comme un goût d’enfance. Le sable grince entre les dents. Les toits recrachent quelques nuages. Le silence se tasse. On presse. On déblaie. Mais ça ne finit pas. Ça gronde à l’intérieur. Ça bouscule plus que parole, bris de tempête, eau raturée de chair. Ça va. Ça vient. Ça pique l’eau d’ombres salées, assaisonne l’océan de petites peurs redoutables.

Editions La Porte, 2015.

Livret à commander auprès d’Yves Perrine, La Porte 215 rue Moïse Bodhuin 02000 LAON (3,80 € le livret, 21€ l’abonnement à 6 n°).

Notes de lecture:

Par Patrice Maltaverne (Poésie chronique ta malle), Jacques Morin (Décharge 167), Marie-Josée Desvignes (Autre monde), Samuel Dudouit (Paysages écrits), Etienne Ruhaud (Page paysage), Antoine Emaz (CCP) et Philippe Leuckx (Francophonie Vivante).

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