Plusieurs le voient venir dans l’auréole tachée des flaques. Il sent la ville qui bat tout près. La lumière frappe dans les yeux, et il a mal d’avancer en l’absence de lignes, ces lignes qui d’habitude lui éclatent dans la tête, peignent les courbes d’un désastre. Ici elles ne bougent pas. Et plusieurs le regardent d’un œil démesuré, le renvoient quelque part entre les côtes de l’horizon et le cœur de la nuit. S’il suffisait de la couver, d’en sentir la chaleur, de desserrer d’un battement les poings crispés du ciel. Si ça suffisait, il la trouverait belle, risquée, vivante. Mais tout est mort. Et désormais il marche vite en contournant les flaques, la lumière, les mégots, les sols clairs. Désormais il évite les dalles et les petits traits entre.

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