C’est souvent la nuit qu’il s’élance sur les bosses des rues, glisse lamentablement sur les pavés blanchis par d’étranges machines. Tout ça sans étonnement. Sans imagination. Trop ivre pour mimer l’équilibre, se raccrocher encore aux étoiles faiblardes. Rien n’y fait. C’est toujours comme ça que la peur s’invite. En gouttes familières, alors que la peau sèche plus vite que les lumières. Rien n’y fait et le voilà qui erre de corps en corps et s’éponge le front et hurle pour mieux cogner sur ce ciel trop épais. Les mots comme un piolet quand la douleur fait bloc.

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