Des fois, on ne s’attend à rien en ouvrant les volets. Un bock de soleil renversé sur la table. Un vieux chat qui le lape. Des bulles. De la tiédeur. Un peu de mousse jaune dans la barbe du ciel. Une brise sucrée. Les enfants qui courent vers la plage en laissant loin derrière leurs ombres essoufflées. Une mer entrouverte. Les dunes désertées. Les nuages collés à la vitre comme de petits post-it froissés. La buée les fait glisser tout doucement jusqu’à nos yeux. Mais on n’y lit qu’une tempête.

 

Suite de poèmes publiée dans le n°51 de la revue Nouveaux Délits.

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