img004-212x300Avec cette  nouvelle parution, Vincent Motard-Avargues poursuit sa route poétique. Une route riche et dense qui nous conduit cette fois-ci sur les abords d’une plage grise. Absence de l’être cher, « comme  un regard perdu/que veux-tu dire de plus ». Pourtant c’est bien plus que nous propose Vincent. Sur un thème difficile, et qui à première vue pourrait nous apparaître usé, le poète parvient à nous emporter avec lui. Dune sèche. Un regard vers le large. Il nous fait écrire dans le sable et l’émotion prend vie. Presque bourrasque. A ce qui est. « Vois ce soleil/son halo halluciné/qui hèle l’allure ». Les mots halètent et au lecteur de vibrer « comme basse d’un dub assommé ». Assommé, oui. Fragile aussi. Toujours sur la brèche, que ce soit dans la langue ou dans les sentiments confus que le soir maltraite dans l’écume. « entre monde et mot/comme je t’aurais voulue ». Et pourtant « tout se perd ». De ce qui n’a. Solitude hors saison «de celui qui aurait pu », mots d’amour noyés dans les vagues, c’est un dialogue intense qui se noue au fil des pages du livret, un dialogue auquel nous finissons par prendre part. Sur la brèche et seul. Une présence pesante malgré tout. Souvenir doux/douloureux. « Que ça vive » espère le poète. Ses mots nous l’assurent.

A ce qui est de ce qui n’a de Vincent Motard-Avargues, Encres vives.

 

Chronique publiée sur « La cause littéraire », ici : http://www.lacauselitteraire.fr/a-ce-qui-est-de-ce-qui-n-a-vincent-motard-avargues

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