« Ecrire la mort, c’est guetter le mot qui viendra nous réduire en poussière. L’oeuvre poétique est existence et justification de cette existence en elle-même. Quand le poète incarne son texte, il ne peut trouver – au fond de l’abîme – autre chose que lui-même. Ainsi l’expérience de la poésie est étroitement liée à celle de la disparition. Le poème est donc un seuil étroit entre la vie et le trépas, ou comme dirait René Welter, un « mot à la limite ». Et le poète au regard cendre se meut toujours sur une lame à double tranchant. Contre la mort, l’espérance en oblique sous le silex humain ». Laurent Fels, extrait de la Préface.

La légèreté des cendres, éditions Clapàs, collection Franche Lippée, 2010.

Préface de Laurent Fels

Publicités